Pour contacter mon agent, découvrir mon travail en vidéo, etc : https://linktr.ee/ambroisecarminati

Auteur/autrice : ambroise

  • Les 14 premières minutes

    Le tournage de mon projet le plus ambitieux à ce jour a commencé. Il s’agit d’un long-métrage qui a la particularité d’être en auto-production. En effet je ne souhaite pas pour le moment solliciter l’industrie cinématographique pour m’accompagner ou financer le film. Cette logique « artisan dans son coin » très inhabituelle (quoique j’en vois de plus en plus autour de moi) est motivée par plusieurs raisons. Elle présente des inconvénients évidents (comment rendre le film visible ?) mais aussi des avantages décisifs dans mon processus de fabrication.

    Pour documenter ce parcours créatif, j’ai créé un podcast qui s’appelle Ambroise fait un film. Il fonctionne comme un journal de bord audio, où l’on peut se rendre compte des difficultés et joies qu’on rencontre dans une telle entreprise. Le podcast est disponible sur Deezer, Spotify, Apple Podcast et YouTube.

    En attendant, j’ai le plaisir de vous partager des photogrammes du tournage de la première scène du film. Il s’agit d’images fixes extraites de ce que la caméra a filmé. Donc pas d’étalonnage, et même pas la certitude de retrouver ces images au montage. Mais elles vous donneront une (petite) idée de ce qu’on a tourné.

    Il s’agit d’une scène qui au montage dure 14 minutes, un face-à-face quasiment muet entre deux personnages joués par Camille Fievez et moi-même. Vous en apprendrez plus sur la scène en question en écoutant l’épisode n°3 du podcast qui s’appelle « au fur et à mesure ».

    Ces 14 premières minutes constituent le début du film. Les 14 prochaines minutes devraient être tournées d’ici la fin de l’année.

    Image : Fabien Lamadie

  • Je m’voyais déjà…

    Alors certes je ne suis pas « en haut » de l’affiche mais plutôt « à l’extrême-gauche », mais c’est une place dont je me contente avec plaisir.

    D’autant que la saison 4 de la série Parlement est une excellente saison d’une excellente série. Chance de jouer dans un projet pareil, aux côtés de l’ami Xavier Lacaille.

    Papa m’a même dit qu’il m’avait vu sur l’immeuble de France Télévisions. Il y a Audrey Fleurot sur la tour TF1, et nous sur l’immeuble France TV.

    De tous les aspects qui m’attirent dans une carrière de comédien, c’est sans doute le moins noble mais le plus ancien. Moi aussi petit je voulais être sur l’affiche. Comment on fait ? Il faut être acteur. Il faut prendre des cours. Il faut faire des rencontres. Il faut aimer ce métier, les textes, les films, le répertoire. Il faut avoir de la chance. Oups, finalement je fais un peu ce métier et tiens donc, je me retrouve sur une affiche et j’avais oublié que c’était ce que je voulais quand j’étais petit.

    Bravo gamin !

    Pour voir la série : https://www.france.tv/series-et-fictions/series-comedie/parlement/#saison-4-inedite

  • Stand up

    Cette semaine, je suis monté sur une scène pour « faire rire » 70 personnes pendant 8 minutes. Si la pratique est maintenant courante, l’exercice n’en est pas moins terrifiant quand on n’en a pas l’habitude.

    Pendant six ans j’ai joué à deux aux côtés de Xavier Lacaille (notre spectacle est disponible sur MyCanal), mais nous incarnions des personnages. L’exercice du stand up est très différent car il n’est réussi selon moi que si le public sent qu’il a réellement affaire à la personne qui parle, et pas à un personnage (ou à quelqu’un qui joue de façon automatique, ce qui revient au même). Cette mise à nu m’est assez inconfortable, mais je l’avais accepté pour exercer ma sincérité et surtout parce que j’adore parler de moi à une audience.

    Ces 8 minutes m’ont fait suer comme cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Comme une attraction dangereuse, on se demande comment on s’est fourré dans cette situation, et comme une attraction dangereuse on en sort en ne regrettant pas une seconde de s’être offert ces sensations.

    J’avais écrit un texte qui parlait de ce stress justement. J’y ai fait des reproches à la version de moi qui avait accepté ce passage (dans le passé), mais qui n’avait pas à en affronter les conséquences (puisque c’était la version de moi dans le présent qui était sur scène), développant l’idée qu’on n’est pas une seule et même personne toute sa vie, mais une succession de personnalités dont les versions récentes doivent assumer les conséquences des actions des précédentes, dans le positif et dans le négatif (régime, muscu, soirée trop arrosée, etc.). Ainsi on rend service (ou pas) à son soi du futur, service qu’on ne peut jamais retourner puisque le temps ne va que dans un seul sens jusqu’à preuve du contraire. Hilarant n’est-ce pas ?

    Quelques « punchlines », quelques rires et quelques bafouilles plus tard, on sort de scène en ayant qu’une envie : y retourner.

    Merci à Julien Aveque de m’avoir invité à cette soirée, et à l’association Amour Amour Amour qui en est à l’initiative.

    photo : Éloi Besson

    Ambroise Carminati

  • Fresque

    Il y a deux façons d’agir pour l’écologie quand on travaille dans l’audiovisuel.

    1) réinventer la fabrication des films pour limiter leur impact
    2) raconter des histoires qui alertent et inspirent le public

    Ca fait déjà quelques années que les tournages auxquels je participe tendent vers moins de déchets, moins d’émissions carbone… bref moins d’impact (et moins de VHSS mais c’est un autre sujet). Je travaille avec des référents écoprod extraordinaires qui organisent, informent, calculent, reportent pour faire évoluer les mentalités. Un boulot dingue dans un monde qui bouge petit à petit. Je parle d’ailleurs de tournage, mais ça concerne TOUTE la filière, de l’écriture à l’exploitation, la conservation, le post-prod, la diffusion, etc.

    Bien qu’exigent sur ces questions en tant que producteur, je suis toujours à distance et m’en remets à ces référents.

    Récemment j’ai souhaité consacrer du temps à rencontrer personnellement les forces en présence qui agissent pour un audiovisuel plus conscient. Dès qu’on s’y intéresse, on se rend compte que plein de gens bossent sur ces questions et proposent des solutions concrètes. The Shift Project, Nouvelle Séquence, Les Toiles Vertes, le CNC, pour ne citer que ceux que j’ai rencontrés pour le moment.

    Ainsi hier j’ai participé à la fresque du film, organisée par le collectif CUT (Cinéma Uni pour la Transition). 3 heures avec des collègues aux postes variés, à prendre conscience des besoins, des ressources et des conséquences de chaque étape de fabrication et de conservation d’un film. Joyeuse, instructive, choquante, porteuse d’espoir, si vous êtes dans l’audiovisuel ne manquez pas cette activité intense.

    D’ailleurs si vous n’avez jamais participé à une fresque, trouvez-en une près de chez vous, il en existe pour tout : fresque climat, fresque numérique, fresque eau, etc. vous ne le regretterez pas. On croit en savoir beaucoup, on en découvre encore plus. Ca remet les idées en place comme on dit.

    Concernant le point 2 – la question de réfléchir à des « nouveaux imaginaires » – j’y reviendrai car ça me touche particulièrement, ça influence même mon travail actuel. Mais j’ai encore besoin de lire, d’écouter et de réfléchir avant d’oser écrire quelques lignes dessus ! Travail en cours…

    Vous pouvez visiter les sites de tout ce beau monde, et surtout écouter les podcasts :

    Cinéma Uni pour la Transition : https://www.cut-collectif.fr/

    Les Toiles Vertes : https://lestoilesvertes.org/

    The Shift Project : https://theshiftproject.org/

    Nouvelle Séquence : https://www.youtube.com/@NouvelleSequence

    Ambroise Carminati

  • Infolettre

    Le terme « infolettre » remplace le terme « newsletter » sur ce site à partir de maintenant. C’est un mot dont on a moins l’habitude, mais auquel il faut donner sa chance, au même titre que « divulgâchage » et « clavarder ». Merci pour la suggestion à qui se reconnaîtra.

    Vous pouvez donc vous abonner à l’infolettre. Lire l’infolettre. Répondre à l’infolettre. Vous désabonner de l’infolettre.

    Infolettre infolettre infolettre infolettre.

    INFOLETTRE ! Infolettre.

    Ambroise Carminati

  • Le vide

    Bilan après avoir supprimé mes comptes Instagram, Twitter et LinkedIn il y a deux semaines : tout va bien. C’était clairement plus difficile d’arrêter la viande.

    Pas complètement fou, j’ai d’abord annoncé la création de mon infolettre pour « récupérer » les fans hardcore de mon travail (ou les fans hardcore d’infolettre en général). Je garde aussi une chaîne YouTube à 750k abonné.e.s – au nom de Sympa Cool – donc l’impression de pouvoir toucher un public.

    En perdant Instagram, Twitter et LinkedIn, je perds ces ribambelles de visages et de noms qui surgissent sans avoir été convoqués. L’impression qu’un bruit de fond vient de s’arrêter. Et qu’est-ce que j’y gagne ? Tentative de réponse :

    – le goût des choses vraies : le rire d’une amie, un verre d’eau fraîche, un film avec Nicolas Cage
    – du mystère autour de ma personne, espérant que la moindre de mes apparitions déclenche désormais un mouvement de foule
    – plusieurs heures par jour à ne pas scroller, donc à marcher, à lire, à écouter (ou à scroller sur d’autres sites)
    – de la disponibilité de cerveau pour écrire des films

    Et ce dernier point est quand même l’objectif principal, comme vous le verrez dans le prochain poste sur ce site. Ou dans l’infolettre. Restez à l’affût. Ne déconnectez JAMAIS. NE QUITTEZ PAS VOTRE ÉCRAN DES YEUX.

    Ambroise Carminati

  • Bonjour

    Bonjour

    La création de ce site s’inscrit dans une réflexion globale à propos de mon activité d’auteur, réalisateur, producteur et comédien, ainsi qu’à mon rapport à l’espace public.

    Projets, événements, pensées, photos… c’est ici et ici seulement que je partagerai comme un journal de bord le déroulé de cette année 2025 (et des suivantes) que j’espère charnière.

    Si vous êtes là c’est que vous accordez de l’attention à mon travail que ce soit en vidéo, sur scène ou en podcast, donc merci pour cette attention. J’espère que ce site (et son infolettre, n’oubliez pas) permettra de garder un lien simple et sans dopamine entre nous.

    Maintenant quittez cette page et allez lutter contre le capitalisme plutôt que de traîner sur des sites douteux.

    Ambroise Carminati